Goldwin Howland est né en 1875 à Toronto, en Ontario, dans une famille influente dans le  milieu de la politique et le domaine des affaires. Le grand-père de Howland, Sir William Pearce Howland, a été le deuxième Lieutenant gouverneur de l’Ontario et l’un des pères de la Confédération. Le père de Howland, William Holmes Howland, a été maire de Toronto et par sa mission de réforme sociale, il a aidé la ville de Toronto à se mériter le surnom de « Toronto the Good ».  L’épouse de Goldwin Howland, Margaret Carrington, a également participé à la réforme sociale et a fait du bénévolat dans plusieurs organismes de bienfaisance.  La famille de Howland a certainement eu une influence sur lui, pour ce qui est de son intérêt pour les gens moins avantagés.

En 1900, Howland a obtenu son baccalauréat en médecine à l’University of Toronto; par la suite, il a étudié à Londres et à Berlin dans le domaine de la neurologie.  Il est devenu un influent neurologue à Toronto et, éventuellement, il a eu l’honneur d’être nommé le premier neurologue consultant au Canada.

Howland a probablement commencé à s’intéresser à l’ergothérapie pendant son service médical au cours de la Première Guerre mondiale, alors qu’il a été témoin des traitements de réadaptation des soldats offerts par des ergothérapeutes, qui étaient alors désignés sous le nom « d’aides de salle »  ou  « d’aides occupationnelles ». Howland a sans doute trouvé que l’ergothérapie était particulièrement utile, puisqu’il a créé en 1919 un département d’ergothérapie, au Toronto General Hospital. C’était le premier hôpital au Canada à offrir ce genre de service.

Pendant les années 1920, Howland est devenu une force essentielle à l’avancement et au développement de l’ergothérapie au Canada. Il a siégé au conseil d’administration de l’Ontario Society for Occupational Therapy (OSOT), et il a assuré la présidence de leur premier comité de formation. Il a contribué à l’établissement du cours en ergothérapie de l’University of Toronto en 1926. Lors de la création de l’Association canadienne des ergothérapeutes (ACE), également en 1926, il en est devenu le premier président et il a occupé ce poste jusqu’en 1948. Sa plus importante contribution à titre de président a sans doute été l’établissement de la Revue canadienne d’ergothérapie en 1933. Son but était que la revue unisse les efforts des thérapeutes à travers le Canada et qu’elle présente les avantages de la profession aux autres.

Howland croyait aux avantages de l’occupation pour l’esprit et le corps. Il voyait l’occupation comme un médium thérapeutique et il parlait fréquemment de la valeur des occupations divertissantes pour l’esprit. Il croyait également en la valeur des occupations productives et en l’importance d’aider les gens à retourner au travail. Pendant sa propre vie, Howland s’est engagé dans de nombreuses activités, comme la pêche, le camping et le jardinage; ces activités ont peut-être eu une influence sur sa perspective sur les avantages de favoriser un équilibre entre les différentes occupations d’une personne. Howland a fait valoir l’ergothérapie comme un service valable qui devrait être accessible à tous. Il a grandement contribué à l’établissement des ateliers curatifs et, de concert avec des thérapeutes cliniciens et des groupes philanthropiques, il a participé à la mise en œuvre d’un système de bourses destinées aux personnes ayant besoin de thérapie qui ne pouvaient défrayer le coût des services.

Le message de Howland sur l’importance d’aider les personnes moins avantagées, « qui ne suivent plus le courant de la vie », se reflète dans ses réalisations en ergothérapie. Ce message correspond toujours à l’ergothérapie d’aujourd’hui et il se manifeste à travers le nouveau sujet de préoccupation de la profession, soit la justice occupationnelle. Tout comme le message de Howland, la justice occupationnelle revendique le droit pour tous à l’engagement occupationnel.

Dans son discours commémoratif publié dans la Revue canadienne d’ergothérapie en 1950, Helen LeVesconte a décrit Howland comme « une personnalité dynamique [qui] suscitait un désir d’agir et qui avait une vision d’avenir qui restera vivante dans le cœur et l’esprit de l’ergothérapie […] il nous précède toujours dans le sentier qu’il a lui-même tracé ».

Cette information provient en partie d’un projet de recherche étudiant effectué à l’University of Toronto.  Pour partager une anecdote au sujet du Dr Goldwin Howland, pour obtenir une liste compète de références ou pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Erin McQuay.